La pierre de Rosette de l'Histoire de l'humanité?

Publié le par Guild

Découvertes de nouveaux ancêtresC'est l'annonce emphatique, rapportée par Le Figaro, de Lee Berger, paléo-anthropologue de l'Université du Witwatersand de Johannesburg, suite à la présentation, le 8 avril, de deux squelettes partiels fossilisés découverts en 2008. L'histoire retiendra peut-être que la découverte fut inspirée par le fils de 9 ans du scientifique, Matthew Berger, ou bien réalisée grâce à l'outil Google Earth, quoiqu'il arrive cette trouvaille constitue une nouvelle donnée dans la constitution de notre arbre phylogénétique.

Découvertes sur le site dit de Malapa le 15 août 2008, ces deux dépouilles fossilisées ont bénéficié de conditions de conservation exceptionnelles, selon le scientifique, qui ont permis de différencier un jeune individu mâle et, très probablement sa mère. C'est dans le numéro de "Science" du 9 avril que Lee Berger et ses associés ont publié leurs premières conclusions sur ce qui semblerait être, si ce n'est en toute évidence pas le chaînon manquant, tout du moins un lien entre ces deux primates que sont le singe et l'Homme.

Cette nouvelle espèce d'hominidé baptisé Australopithecus sediba (sediba signifiant source ou fontaine en seshoto, la langue du Lesotho) présente les principales caractéristiques du bipède partageant son temps entre les arbres des forêts denses et la plaine. Daté à près de 2 millions d'années, sediba serait un contemporain d'Homo erectus, et un descendant d'Australopithecus africanus. Plus mobile que son ancêtre, les individus trouvés disposaient d'un pelvis évolué et de longues jambes leur permettant de courir. Avec un volume de boîte crânienne d'environ 420 cm3 pour le plus jeune, sediba reste encore loin des 1200 à 1600 cm3 de nos caboches actuelles.

"Nous pouvons conclure que cette nouvelle espèce partage davantage de traits dérivés avec les premiers Homo que n'importe quelle autre espèce Australopithèque et représente donc un candidat ancêtre du genre Homo ou un groupe soeur d'un ancêtre proche qui a survécu un certain temps après la première apparition de genre Homo", indique Lee Berger, tout en ajoutant qu'il ne s'agit pas d'un Homo. Reste finalement à placer ces deux petit individus d'une trentaine de kilos dans la lignée menant à l'Homme moderne.

Publié dans Sciences-Technologies

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