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Publié le par Guild

24small.jpgLes chiffres de l'étude "Revenus et patrimoine des ménages" réalisé par l'Insee sont publiés aujourd'hui, il en résulte une légère augmentation des ménages vivant sous le seuil de pauvreté pour atteindre 13,4% de la population. Sur l'année 2007, 8 millions de personnes ont du "joindre les deux bouts" avec seulement 908 euros par mois.

Fendons nous du désormais sempiternel, "les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres", cependant l'inégalité se fait en majorité par le haut, les ménages très aisés sont de plus en plus isolés du reste de la population, profitant de plus en plus des revenus du patrimoine, moins imposés que le revenu. Encore pire, ces chiffres vous l'aurez noté datent de 2007, soit juste avant la crise économique, et nous laissent présager une dégradation de ces chiffres dans les publications suivantes.

Le profil de ces familles vivant sous le seuil de pauvreté sont en majorité des familles monoparentales, des foyers issus de l'immigration ou même certaines catégories de travailleurs. Les charges de bases, hors alimentation, soustraites à ce revenu laissent aux concernés seulement quelques euros pour la nourriture, l'habillement et autres postes de dépense nécessaires. D'ailleurs, certaines mesures de nombres de repas "sautés" sont actuellement mises en place pour mieux dessiner les contours d'une misère s'approchant de plus en plus des travailleurs dits pauvres.

Parmi donc ces personnes vivant dans ces conditions inacceptables, nous pouvons mettre en exergue deux catégories désignant, selon moi, les sources réelles du malaise en banlieue avant même l'évocation des rapports entre forces de l'ordre et la jeunesse. Il s'avère effectivement que les familles monoparentales constituées d'une mère et de ses enfants constituent "une proportion 2,3 fois plus importante que l'ensemble de la population" concernée, et que plus du tiers des ménages issus de l'immigration vivent donc sous ce fameux seuil. Il suffit alors de mettre en parallèle la composition démographique des foyers en banlieue pour se rendre compte que, statistiquement et en 2007 rappelons-le avant la crise, la première préoccupation restait de se nourrir sans s'endetter.

Publié dans Société

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