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Publié le par Guild

Responsable de la criseInfo cruciale partagée par Le Monde, Alan Greenspan, l'ancien président de la Fed, la banque centrale américaine, attribue la paternité de la crise financière à l'administration Bush et de sa politique d'accession à la propriété à tout prix! C'est exceptionnel que les (ex)autorités financières américaines ont su mettre le doigt sur les causes première de l'effondrement de l'économie mondiale et du monde du crédit aussi vite.

Que ceux qui n'ont pas lu la pointe d'ironie qui hante ces premières lignes se rassurent, il est heureux que les donneurs de leçons arrivent après la tempête. "L'impulsion globale de ce gouvernement était de développer la propriété immobilière, en particulier dans les groupes à revenus faibles et moyens." annonçait Greenspan à une commission indépendante chargée d'enquêter sur la crise.

L'administration Bush a encouragé à l'époque les prêts hypothécaires à haut risque plus connus sous le nom de subprimes avec la complicité des établissements Fannie Mae et Freddie Mac et travers le programme fédéral HUD (Housing and Urban Development - Développement urbain et logement). Ces établissements ont été chargés d'améliorer l'accès à la propriété, comme annoncé plus haut par Greenspan, des familles plus modestes et des zones abandonnées à travers des offres de crédit hypothécaire allant jusqu'à 30 ans à faibles mensualités et avec des conditions d'accès peu regardantes.

En 2007, beaucoup de foyers sous le régime du prêt à taux variable se sont rapidement trouvés dans l'incapacité de payer leurs mensualités. Plus les dossiers de recouvrement et de saisie s'empilaient et plus la dévaluation des propriétés s'accélérait laissant les organismes de crédit hypothécaire avec des logements qui ne couvraient plus la valeur des crédits accordés: c'est le début de la fameuse crise des subprimes. Les organismes de crédits décident alors de se renflouer avant la perte définitive de leurs actifs et la crise du crédit se propage aux entreprises.

"Si vous regardez quelle ampleur prend la participation de Fannie et Freddie pour atteindre les objectifs du ministère du logement, les chiffres sont extraordinairement élevés" déclarait Greenspan souhaitant détourner les regards de la politique monétaire de l'institution qu'il a quitté en janvier 2006. A quoi bon compter les points alors que l'économie mondiale a dû essuyer une grave crise qui jusqu'alors sert de prétexte aux politiques rigoristes que ce soit des entreprises ou des états. Espérons que l'autopsie de la crise des subprimes aboutisse à de vraies nouveautés et de vraies bonnes idées ce dont je doute encore.

Publié dans Economie

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